DJENDEL-LAVIGERIE MON VILLAGE

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Faut-il réintroduire la betterave sucrière ?

Faut-il réintroduire la betterave sucrière à Djendel ?

 

Un début prometteur :


En 1966 démarrait dans notre région, plus précisément à Sidi-Lakhdar ( ex  Lavarande) à la sortie ouest de Khemis-Miliana, la production de sucre à partir de la betterave sucrière.

La commune de Djendel avait  été largement impliquée dans ce projet : une  grande partie des terres, appelées à l’époque, «  les biens-vacants » a été  dédiée à la culture de la betterave après l’arrachage des vignes.

Qui se souvient encore de ces vastes étendues vertes sur la route de Hellil parsemées de tourniquets  d’irrigation ?

 

     

 

Que des avantages ?

 

En théorie, oui ! La culture de la betterave et sa transformation apportait beaucoup :

-  Production de sucre national «  made in Algeria » dirions-nous

- La betterave utilisée  renferme autour de 16% de sucre ( saccharose), le reste de la plante étant largement utilisé au cours de la transformation dans diverses industries et notamment dans celle de  l’alimentation pour bovins. A ce titre, dans le périmètre de Djendel,  on a vu se développer des élevages de vaches laitières à bonne échelle.

Beaucoup d’habitants se souviennent peut-être  du bidon de lait que l’on achetait à un prix dérisoire à la coopérative.

 

-  Sur le plan agronomique, la betterave a contribué à la défense et restauration des sols, c’est une plante qui n’épuise pas le sol et améliore la fertilité organique et minérale du sol, elle participe à la réduction de la jachère.

 

-  N’oublions pas bien sûr tout l’impact socio-économique sur notre population !

 

-   Un inconvénient ? Naturellement ! La consommation d’eau requise pour le développement de la plante au détriment peut-être des cultures maraichères. C’est aussi un  facteur limitant de cette culture. L’utilisation  éventuelle d’engrais  qui pourrait polluer la nappe phréatique, mais il semblerait que ce fâcheux facteur peut être évité grâce aux techniques d’assolement selon les spécialistes.

 

 

Mais que s’est-il passé ?

 

La culture  de la betterave  a été complètement abandonnée en 1983 suite aux faibles réalisations (22%) par rapport aux objectifs (40%) !

La production de la betterave sucrière a été abandonnée malgré ses retombées sur l’industrie du sucre et sur l’alimentation du bétail au profit de l’importation de sucre roux qui a accentué notre dépendance à l’égard de l’extérieur.  Les unités de production de sucre se sont transformées en raffinerie de sucre roux importé !

Cette décision a été prise  bien que la production de betteraves sucrières ait été multipliée par 8 passant ainsi de 73000 quintaux en 1967 à 600000 quintaux en 1983.

Les responsables de l’industrie du sucre en Algérie opposent comme objection :  La valeur des quantités d’eau nécessaires pour la production d’un kilogramme de sucre est bien supérieure au coût d’un kilogramme de sucre roux importé.
Il est donc préférable de préserver nos ressources en eau, produire des cultures maraîchères ou autres produits agricoles qui consomment moins d’eau et dont la valeur sur le marché mondial est supérieure à celle du sucre.

 

 

Conclusion

Il est vrai que les  contraintes climatiques ne sont pas tellement favorables à la reprise de la production du sucre de betterave.  Néanmoins, on devrait faire confiance au savoir-faire des agriculteurs et des techniciens  algériens qui sauront trouver des solutions pour rentabiliser la production de la betterave. De plus, la situation n’est plus la même que dans les années 70/ 80. J’ai le sentiment qu’à cette époque, on ne cherchait que des solutions de facilité : ce n’est pas rentable, pourquoi alors se casser la tête à analyser la situation et à essayer de trouver des solutions, il suffit d’importer et le problème est résolu et tant pis pour la dépendance vis à vis de l'étranger et surtout  pour les dommages socio-économiques collatéraux engendrés   !

Quand on a la chance de pouvoir développer une industrie, il faut mobiliser toutes les énergies pour y arriver. 

Nos responsables locaux devraient s’engager dans cette voie.



10/01/2012
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