DJENDEL-LAVIGERIE MON VILLAGE

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l'art du plagiat

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Leonardo Fibonacci
Ou l’Ars magna* du plagiat
On peut lire sur Wikipedia :

Leonardo Fibonacci (v. 1175 à Pise, Italie - v. 1250) est un mathématicien italien. Il avait, à l'époque, pour nom d'usage « Leonardo Pisano » (il est encore actuellement connu en français sous l'équivalent « Léonard de Pise »), et se surnommait parfois lui-même « Leonardo Bigollo » (bigollo signifiant « voyageur » en italien). Mais son véritable nom était probablement « Leonardo Guilielmi ».
Né à Pise en Italie, son éducation s'est faite en grande partie en Afrique du Nord. Son père, Guilielmo Bonacci, vivait à Béjaïa (Bougie, Bgayet, Bugia) où il était le représentant des marchands toscans en Algérie, en Tunisie et au Maroc auprès de la douane, et où Fibonacci commença son éducation en mathématiques. À cette époque, Béjaïa était un grand centre intellectuel, où résidaient des savants comme Abou Madyane (Sidi Boumediene), Ibn Hamad, Abd al-Haqq al-Ishbili et Abu Hamid al-Saghir. Ayant aussi voyagé en Égypte, en Syrie, en Sicile, en Provence pour le compte de son père, et rencontré divers mathématiciens, Fibonacci en rapporta à Pise en 1198 les chiffres arabes et la notation algébrique (dont certains attribuent l'introduction à Gerbert d'Aurillac). Ceci illustre les liens entre la vitalité commerciale des villes d'Italie de l'époque et la créativité scientifique et artistique de leurs membres.
De 1202 à 1225, il est occupé par ses différents ouvrages.
Liber abaci (1202)
Le livre des calculs est un traité sur les calculs et la comptabilité fondée sur le calcul décimal à une époque où tout l'Occident utilisait encore les chiffres romains et calculait sur abaque. Ce livre est fortement influencé par sa vie dans les pays nord-africains ; il est d'ailleurs rédigé en partie de droite à gauche.
Par cette publication, Fibonacci introduit le système de notation indo-arabe en Europe. Ce système est plus puissant et plus rapide que la notation romaine, et Fibonacci en est pleinement conscient. L'invention sera d'abord mal reçue car le public ne comprenait plus les calculs que faisaient les commerçants. En 1280, Florence interdit même l'usage des chiffres arabes par les banquiers. On jugea que le 0 apportait la confusion et des difficultés au point qu'ils appelèrent ce système cifra, qui dérive du nom arabe du zéro (al sifr = vide, zéro). Ce serait par l'usage des nombres dans la tradition cabalistique que le mot chiffre aurait acquis le sens de code secret.

Seulement voilà,

Au mois de mai 2011, j’ai assisté à une conférence intitulée : « Idées reçues sur le monde arabe » animée conjointement par monsieur Paul Balta, ancien grand reporter du journal Le Monde et monsieur Elio Cohen-Boulakia, historien. Ces deux grands spécialistes du monde arabe, nous annoncent de façon catégorique que Fibonacci a purement et simplement traduit des ouvrages de mathématiques de l’arabe au latin en y apposant son nom pour s’accorder la paternité !

Jugez-en d'après l'extrait suivant:
...En effet, dés la fin du Xème et au XI et XII ième siècle de jeunes érudits chrétiens maîtrisant parfaitement cette langue de culture qu’était alors l’arabe, voyagent à travers ces empires de l’Espagne à la Perse traduisent en latin, par dizaines, des ouvrages arabes dans tous les domaines du savoir. Au Moyen Age lorsqu’on parle de traduction, dans de nombreux cas, on sous‐entend traduction de l’arabe au latin. Assez souvent ces érudits sans plus de scrupules signent de leur nom l’ouvrage traduit. Des exemples ? La liste est longue et je me bornerai à ne vous en citer que deux.
C'est ainsi que Léonardo Fibonacci qui s'était initié aux mathématiques à Bejaïa dans le Maghreb puis en Syrie publie une oeuvre majeure Liber Abaci constitué pour l'essentiel de savoirs arabes, sans citer ses sources. Que Constantin l'Africain, carthaginois chrétien du XI è siècle dont les ouvrages sur la médecine ont fait autorité dans l'Europe médiévale, a tout simplement signé de son nom la traduction de traités écrits par Al Majusi à Bagdad au Xème siècle, ou encore ceux d'Ishaq Al Israïli, et Ibn Al Jazzar tous deux de l'école de Kairouan …
Texte intégral de la conférence ([lien])
* ars magna : le grand art

Dernière modification le 30-08-2011 à 16:59:01

Dernière modification le 30-08-2011 à 17:01:34
Kaddour

2 appréciations
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J'ai lu cet article que j'ai trouvé trés interessant ainsi que le lien donnant sur le texte intégral de la conférence.
Vraiment avec la raison et l'ésprit critique on a pu aller loin dans tous les domaines scientifiques et des connaissances.
Et comme c'est si bien signalé la civilisation arabo musulamane est un chaînon trés important de l'histoire de la pensée universelle.
Merci pour cet article.
Kheireddine

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