DJENDEL-LAVIGERIE MON VILLAGE

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Quelques jeux d'autrefois

- En premier lieu, j'ai nommé la carriole à roulements largement évoquée par notre ami Mohamed Bradai  dans ses différents  commentaires.

En langage local usuel, on disait " roulma"  Les européens l'appelaient " carriole" ou planche à roulements, dans l'oranie, on disait plutôt "carrico", sans doute une influence de la langue espagnole.

Le schéma suivant donne le principe de fabrication :

 

  

 

 

 

 

C'était fabriqué de toutes pièces : des planches assemblées en plateau en guise de siège. A l'arrière, sur un essieu en bois, on fixait deux roulements récupérés chez les ferrailleurs et à l'avant, le guidon ou timon comportait un ou deux roulements et était amovible à l’aide d'un axe constitué d’un gros boulon et des rondelles.

Cet engin était parfois utile quand nos parents nous demandaient de porter des charges. Il était alors courant de voir des gosses trainant derrière eux leur machine chargée d'un sac de blé en direction du meunier.

Le problème est que sur l'asalphate, ça faisait un vacarme insupportable !

Les après-midi d'été, quand il nous prenait d'aller faire une petite virée avec la carriole du grand frère, on était bons pour la raclée : ça réveillait toutes les bonnes âmes qui adoraient faire la sieste et que notre insouciance les en empêchait. Et je ne vous dit pas, quand on revenait avec un genou écorché et pire,  un pantalon déchiré.

Incorrigibles, nous recommencions le lendemain ...

 

 

 

 

 

Il est à noter qu'en Amérique du sud, ces engins continuent d'exister, et l'on a vu des documentaires à couper le souffle sur les risques que prennent les conducteurs de ces engins de la mort comme on les appelle là-bas. 

 

- Un autre jeu qui m'avait marqué à l'époque, c'était celui " du Caïd et du Vizir" en langage local " Quaïd ou ouazir" On peut le surnommer le jeu des espadrilles :

Il fallait 4 joueurs ou plus.

Chaque joueur jetait la paire d'espadrilles en l’air.

 si les deux espadrilles tombaient sur les semelles, la toile  en  haut, le joueur devenait le Caïd, il ne rejouait plus tant qu’un autre joueur ne fasse le même résultat.

Si les deux espadrilles tombaient sur la toile, les semelles en haut, le joueur était le vizir aux ordres du caïd.

Si les espadrilles tombaient une sur la toile l’autre sur la semelle le joueur devenait le voleur.

Le caïd commandait au vizir les nombres de coups  d'espadrille à donner  sur les mains du voleur en précisant l'art et la manière d'infliger le châtiment. 

La nature humaine se révélait dans tous ses états à travers ce jeu. Souvent, on aimait bien jouer avec nos ainés, mais on regrettait de suite quand on tombait sur voleur, naïfs que nous étions.

 

 

 -  Les filles choisissaient des jeux plus calmes, plus mesurés : la corde à sauter et la marelle

 

 

                                                               La marelle

 

 Tout d'abord, il fallait se procurer un palet.  Le choix se portait sur un caillou  ayant une forme adéquate ou encore une boîte de tabac à chiquer remplie de sable. On dessinait ensuite sur la chaussée et à la craie les cases de la marelle. Eh oui, les filles occupaient également la chaussée pour leurs jeux, aussi bien la marelle que la corde à sauter. Fort heureusement,  à cette époque, il y avait très peu de chauffards !

Le jeu de la marelle  consistait à placer le palet au départ et de le pousser à cloche-pied sur la succession de cases numérotées, sans que ni le pied ni le palet n'empiète sur les traits de bordure; faute de quoi, on passe son tour. La gagnante était celle qui  arrivait la première à la case ciel.

Une variante du dessin pour les débutantes se présentait sous la forme d'un rectangle partagé en 10 cases et la plus difficile se présentait sous forme de colimaçon :

 

 



17/08/2011
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