DJENDEL-LAVIGERIE MON VILLAGE

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Développement de Djendel

          Régions : La commune de Djendel : «Des potentialités pour amorcer son développement»

Publié par :   Salim Ben le 04-06-2014, 16h42 | 22

 

 

 

L'une des plus anciennes communes d'Algérie, riche en terres agricoles fertiles, en l'occurrence la commune de Djendel, située au sud-est du chef-lieu de la wilaya d’An Defla. Chef-lieu de daira de la wilaya d’Ain-Defla, Constituée des communes de Chorfa-Oued et de la commune de Chef Lieu. Elle portant le nom de: Lavigerie Archevêque d’Alger, date d'avant 1962. Ancienne Commune d'Alger en activité en 1876 Et qui regroupait à l'époque les douars de Djendel, Ouled-Teltaneth ou Talbaneth, Beni-Dathem, Ghrib, Les Tribus de Matmatha et le Camp des Chênes (El-Kerrouche). Baptisée Djendel Par le décret du 30 Septembre 1965. Région à vocation agricole.

 

Cette commune qui compte plus de 32 000 habitants est confrontée depuis longtemps à un déficit flagrant en commodités de base, notamment l'accès à l'eau potable, le réseau routier et le problème de logement, mais aussi plusieurs projets l’ont boosté dans le développement, comme en témoignent les habitants.

A l'instar de toutes les communes à vocation agricole de la wilaya d’Ain Defla, Djendel connaît ces derniers temps une intense activité dans le secteur de l'agriculture.

 

En effet, c'est le temps des récoltes et les champs céréaliers et ceux réservés à la culture de la pomme de terre ne désemplissent pas. Dès l'aube, ces champs accueillent fellahs et acheteurs, ainsi que des femmes, des hommes et des enfants souvent démunis, qui, après autorisation des propriétaires, récoltent de quoi vivre. Dans cette région connue pour son climat tempéré, la saison s'annonce relativement bonne en ce qui concerne la culture de la pomme de terre et des céréales, selon les dires des spécialistes de l'agriculture dans cette région.

 

La daira de Djendel approvisionne plusieurs wilayas, comme Bejaïa, Sétif, Bordj Bou Arreridj, Tizi Ouzou, Bouira et même Chlef. Pour ce qui est de la céréaliculture, les communes de Djendel, Oued Chorfa et Birbouche figurent parmi les premiers producteurs à l'échelle de la wilaya et participent à hauteur de 10% dans cette filière. Dans un autre créneau, les agriculteurs de cette partie de la wilaya, ont réussi, à relancer la culture des petits pois, jadis très florissante, notamment dans les zones montagneuses, où plus de 100 hectares lui sont consacrés, nous a-t-on affirmé.

 

Ce regain d'intérêt pour cette culture a donné lieu à l'émergence, au mois d'avril et mai derniers, de points de vente spontanés aux abords de la RN 18 et RN4. En  revanche, s'inquiètent des intervenants proches du secteur agricole, des filières stratégiques sont en régression et d'autres ont complètement disparu, comme la production de lait qui accuse un sérieux déficit, avec quelques éleveurs, les superficies réservées aux cultures fourragères sont insignifiantes, en comparaison à celles ayant existé du     temps des domaines autogérés et les agrumes, dont la situation n'est guère reluisante, puisque la production actuelle est en chute libre, l'orange principalement, en raison du vieillissement des plantations, mais c'est surtout la disparition totale de la culture de la tomate industrielle.

 

Celle-ci faisait la réputation de cette région jusque dans les années 1980, avant de disparaître complètement, faute de création d'unités de transformation, expliquent nos interlocuteurs.

Or, le problème du foncier se pose avec acuité dans cette daïra, indiquent des sources locales. A noter, dans ce sillage, que des terrains faisant partie d'un ex-domaine autogéré servent actuellement à des projets, pour des groupes scolaires ainsi que des logements. Selon quelques habitants de Djendel, la ville souffre du manque d'eau et de  la distribution chaotique de ce précieux liquide. Actuellement, la ville est dotée d’un réservoir d’eau d’une capacité de 1000 M3, qui donne une quantité d’eau de 165L par jour, ainsi la commune a bénéficié de trois opérations de réalisation des puits d’eau.

 

Sur un autre plan, la population de Djendel se plaint de la dégradation de son cadre de vie, en raison notamment de l'état de la voirie au centre de l'agglomération, offrant    une image peu reluisante de la ville. Dans ce cadre, la ville a bénéficié de 11 opérations de bitumage pour le cout de 798.177.917.74 DA. Autre préoccupation d'une frange importante des citoyens de Djendel, l'accès au logement qui demeure difficile vu le quota réservé à la commune, jugé dérisoire par les habitants.

 

La commune a bénéficié d’un quotta de 841 unités dont 811 le projet a été lancé, dont 180 logements destinés a l’habitat précaire, en plus il y’a 500 autres unités d’AADL dont le choix du terrain a été fixé. La commune de Djendel a bénéficié des aides rurales depuis 2010 d’une quotta de 602 aides sur les 1355 demandes.

 

Dans le secteur de la santé, la commune dispose d’une seule unité sanitaire qui compte 05 médecins, 33 infirmiers et 05 sages femmes, en plus de trois salles de soins au quartier du 5 juillet, Ouled Abbes, et Sidi Djeloul, mais cela reste insuffisant devant la demande des citoyens. Dans le secteur de l’éducation et la formation professionnelle, Djendel compte 16 écoles primaires, 04 CEM et un seul Lycée qui ne s’assure plus son rôle, dans l’attente de la réalisation dun nouveau lycée, comme la confirmé le maire de la

ville Mr Mouloud Ben Ouadah.

 

Alors qu’il existe un seul centre de formation professionnel qui accueille plusieurs jeunes annuellement. S'agissant des perspectives d'accès à des emplois stables pour les jeunes de Djendel, elles sont plutôt faibles, voire presque inexistantes, puisque l'on ne signale aucune implantation du moindre projet d'investissement sur le territoire de cette commune. De plus, la plupart des chefs de familles se plaignent de la faiblesse de leur pouvoir d'achat en étant de simples journaliers qui occupent des emplois saisonniers et faiblement rémunérés, selon leurs dires.

 

Et comme toutes les villes du pays, la commune de Djendel a participé dans la révolution algérienne avec des sacrifices et des batailles qui ont bousculé le colonialisme dans cette région.

Au vu des potentialités que recèle cette commune pour amorcer son développement, les habitants ne désespèrent pas de la voir devenir un jour une grande ville où il ferait bon vivre et plusieurs projets seront réalisés, notamment en matière de logements, transport, agriculture, loisirs pour les enfants et les jeunes, et investissements industriels.

 

 

Publié dans :

http://www.dknews-dz.com/article/11129-la-commune-de-djendel-des-potentialites-pour-amorcer-son-developpement.html               



06/07/2014
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